Retrouvez ici la liste complète des artistes exposants au Festival Cap sur les Arts depuis 2011.

BESCOND Béatrice

acrylique sur toile, 146x114cm

« L’arbre, objet des mythes fondateurs, symbolise le cosmos en perpétuelle régénérescence. Arbre cosmique, axe du monde, arbre de vie, arbre de connaissance ou arbre de sagesse, l’arbre est un symbole majeur présent dans la mémoire de toutes les cultures. Il conserve une capacité à investir notre imaginaire et à ce titre il se trouve au centre de mes préoccupations plastiques qui s’attachent à revisiter les formes primordiales, mythologiques et archétypales, afin d’en apprécier l'actualité ».
Béatrice Bescond, juillet 2020

BOUREL Jean-Luc

"Rivage" 2013. Acrylique sur papier marouflé sur toile. 146 cm x 114 cm

Jean-Luc Bourel invente inlassablement un espace. Serait-il, alors, un paysagiste, un paysagiste original ? détrompons-nous. Figuratif ou abstrait, telle n’est pas la question ici, on dirait plutôt que la peinture de Jean-Luc Bourel est une figuration ouverte ou une abstraction habitée.

A la lumière de deux autres langages, de deux autres dimensions, la voix et la musique, sollicitées par ces toiles, comment ne pas y voir, non pas une figuration, mais une transfiguration, une métaphore du travail créateur, de son mouvement, de ses inconnues, de ses chutes, de ses phases de mutisme ou de sa fructueuse violence.

Fatima Rodriguez

BOURQUIN Guillaume

Le bouclier d'Europe

Le projet peintures écrites a débuté il y a huit ans. Aux confins des arts plastiques et de la philosophie, il se résume en un geste : celui d’écrire, de recopier sur toiles des textes tirés du patrimoine de l’humanité. Pris dans un mouvement plus vaste dans lequel l’image partout supplante le texte, ce dernier ne se sauve qu’en devenant à son tour objet de peinture comme ce fut le cas dans d’autres traditions. C’est alors que les mots, les phrases, les chapitres, les alinéas, les points de suspension prennent sens dans l’espace. Les uns montant, les autres descendant, dans le cercle, le carré, la courbe et la droite. Les textes tentent de sauver leur peau en prenant la pose, en jouant les paysages.

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BOUTIE Raphaëlle

Bloom XL, 2019. Acrylique sur toile 146x114

La Sainte-Victoire à l'origine, ancrée et aérienne, et ses contreforts -calcaire et végétal- en aplats, coulures, gouttes et traits. La rafale sur la roche, la sève hissant la plante, "le remous de la terre, l'écorce de l'eau", pour citer Bazaine, sont ces éléments entremêlés que je tente de capter.

Il y a une exaltation dans ce face à face avec ce lieu fougueux et chaleureux. C'est toute la surprise de la rencontre au sens propre, "on s'est rentrés dedans !”, quand j’assiste aux séismes qui agitent cette terre méditerranéenne ; l’ancrage de la roche parfois mur, parfois tissu, la fleur de l'amandier comme une écume de mer, la poussée de la vigne ou le cyprès et le pin arqués par le grand Mistral. A l'instar du mouvement corporel imposé par la nature, le paysage s'inscrit peu à peu, à l'acrylique et avec la terre ramassée au pied de la Sainte-Victoire, avec composition et lancer autour de plusieurs toiles à la fois, par la gestualité du bras, l'enjambement et le renversement du châssis, dans une relation synesthésique à la nature.

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