SCHERB André

André Scherb entretient une relation étroite avec la nature, sans pour autant la décrire fidèlement. Il la saisit en la parcourant et la fait émerger en explorant diverses formes de restitution de l’énergie captée. La vibration colorée entre en résonance avec la fluidité du geste tracé. La matière picturale se fait lourde et terrestre quand elle devient sable ou cendre - mémoire de l’eau ou du feu selon Bachelard - aérienne et évanescente quand elle se dilue ou se perd à travers les épaisseurs de papier chinois. Il explore depuis plusieurs années le phénomène de mémoire qui, entre oubli et résurgence, se manifeste à travers une superposition de strates, souvent translucides, laissant deviné un passé récent. L’achèvement du tableau est différé en autorisant ainsi des dialogues d’instant en instant à l’écoute de l’instable et du mouvant (Merleau-Ponty).