Peintre-toi la langue, pourrait être le joyeux mot d’ordre de ma peinture (parti d’un lapsus d’une citation de Matisse
« Peintre coupe-toi la langue »)

à l’origine de tous mes tableaux
il y a la musique, entêtante, en boucle
musique qui impulse le rythme
rythme qui anime le corps
corps qui entre en danse
en danse d’écriture
première couche du palimpseste
les lignes s’y superposent
le mouvement cherche la dynamique de sa langue
atteindre la chair des mots
inventer les bouches du passage
toucher la polysémie du verbe
dans l’empâtement de la matière
vacillement des pieds sur le sol animal, oscillation de la voix interrogeant le ciel
e
ffacement, empâtement
la verticalité ne va pas de soi
l’homme qui parle non plus