Retrouvez ici la liste complète des artistes exposants au Festival Cap sur les Arts depuis 2011.

DELCOURT Pierre

Sans titre, acrylique sur papier 24x27cm, 2015

Une peinture pour moi c’est quelque chose de vivant, de lumineux, d’ouvert, l’histoire d’une succession d’émotions, l’histoire des tentatives, des fausses routes, comme la sédimentation de tous ces moments où on cherche sur la toile sans trop savoir quoi. Parfois ces strates finissent par constituer un espace qui a une présence, on est arrivé a un équilibre, une unité, c’est très mystérieux, il y a quelque chose qui a pris une forme mais ça reste quelque chose d’indéfinissable, comme une question toujours ouverte, en fait on pourrait vraiment voir la peinture comme une métaphore de la vie.

FOLLOROU Michel

( le mur de pauvreté )

Depuis 2012, les travaux de recherche de Michel Follorou le conduisent à expérimenter les thèmes de la lumière, de la matière et de la couleur. Son cadre de recherche : un même mètre carré d'un mur pauvre d'église dont il explore et photographie inlassablement depuis 8 ans, les effets fugitifs de la lumière sur la matière. Il transfigure alors les murs dévorés de salpêtre en une variété infinie de tableaux photographiques. Le mur de pauvreté.

GAUTRON Arnaud

Sans Titre 32 - acrylique et papier sur toile, 98x147 cm, 2015

“Je peins une nature tachée, qui bave. Mes images sont des ombres, des restes fugitifs, des mémoires brouillées, témoins de traces rendues indélébiles. Ce sont des prophéties d'un monde qui fuit.”

C’est ainsi que je présente la série la plus aboutie de mes peintures, « Prophéties d’un monde qui fuit ». Elles sont le résultat d’une recherche picturale basée sur l’exploration de la matière, porteuse de sens et de mémoire. Le médium utilisé, mélangeant peinture acrylique et papier absorbant imbibé d’eau, permet en séchant un jeu de textures plus ou moins profondes, dans lesquelles se découpent des ouvertures où peut naître la lumière. Fortement inspirées par la nature, construites par itérations successives et selon une approche instinctive de la composition, chaque toile peinte résout une tension qui lui est propre en proposant au regard un support émotionnel et une invitation à s’y plonger, en prenant son temps.